A-2010/N°16 – La problématique des grèves dans les prisons belges : est-ce une violation délibérée de l’État belge au regard de ses obligations internationales ?

En milieu carcéral, différents intervenants du secteur public et associatif travaillent en interaction. Les détenus peuvent aussi faire appel aux services externes également appelés services d’aide aux justiciables, ceuxci sont composés essentiellement d’associations(ASBL)travaillant gratuitement pour le bien-être des citoyens. Les détenus peuvent solliciter l’intervention de ces associations pour différentes démarches administratives, il s’agit d’un droit fondamental reconnu à toute personne qu’il soit en liberté ou non. Quand il est question de recourir aux services externes, les détenus se préoccupent peu des conditions de leur détention. Il va sans dire que quelque soit les actes qu’ils ont perpétrés, les personnes détenues en prison ou en maison d’arrêt sont avant tout des êtres humains et ne doivent être réduits aux actes qu’ils ont commis. Selon l’observatoire international des prisons, les grèves des agents impliquent une insécurité et une dégradation du quotidien des détenus Cette situation de grève engendre chez le détenu de la souffrance et constitue une violation délibérée de l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme. Ne faut -il pas désormais prendre les dispositions qui s’imposent en temps de grève dans l’optique de garantir certains droits fondamentaux ?


par Charles Cibangu Civuadi

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