Notre institution

Siréas asbl, SASB asbl et FAE asbl ont pour objectif l’aide sous toutes ses formes à toute personne et en particulier aux immigrés et réfugiés, sans distinction de race ou d’opinion philosophique, politique ou religieuse.

Au fil des années, les activités et les services se sont développés en s’adaptant à l’évolution des problèmes sociaux, culturels et d’insertion professionnelle en Belgique et des situations socio-politiques en Europe et dans le monde.

Historique

Au début des années 60, à une époque où le marché du travail fait largement appel à la main d’œuvre étrangère, la Belgique est confrontée à l’arrivée massive de travailleurs immigrés et de réfugiés politiques. Ceux-ci rencontrent de nombreux problèmes : permis de travail et de séjour, logement, etc. C’est dans ce contexte que le « Service Social des Etrangers » (SSE) fut créé en mai 1962.

  • 1965 : la Fédération des Eglises Protestantes de Belgique, alertée par le Conseil Œcuménique des Eglises, prend conscience de la situation difficile des immigrés en Europe et marque son intérêt pour le Service Social des Etrangers. Le champ d’activité s’élargit. Quatre services sont créés par les paroisses locales à Pâturages (1965), à Liège (1969), à Ostende et à Anvers (1969). Le responsable du SSE de Bruxelles y tiendra des permanences.
  • 1970 : Mesdames J. Lombard et B. de Patoul et Messieurs P. Mahillon, Ch. Gouzée, L. Sturbelle, G. Daleiden, B. Heringa, M. Sbolgi, créent l’asbl " Aide aux Etrangers " pour soutenir et encadrer le Service Social des Etrangers qui n’a pas encore de forme juridique.
  • 1971 : Le SSE entreprend des actions d’aide aux détenus étrangers afin de briser leur solitude et leur apporter aide et conseil en vue de leur ré-insertion sociale.
  • 1974 : L’asbl "Aide aux Etrangers" devient « asbl Service Social des Etrangers » pour donner au service social la personnalité juridique. Cette même année, le Ministère de la Santé Publique et de la Famille octroie au SSE une reconnaissance ouvrant le droit au financement d’assistants sociaux.
L’Éducation Permanente

En 1971 le Ministère de la Culture accorde un soutien aux activités socio-culturelles développées par le Service Social des Etrangers. Ces activités ont pour objectif de faciliter l’intégration des travailleurs migrants et de leur famille dans le pays d’accueil. Ce qui aboutit, en 1976, à l’agréation du service en tant qu’organisme d’Education Permanente, agréation confirmée en 2008 dans le cadre du nouveau Décret de juillet 2003.

La santé

Dès 1974, le SSE prend conscience que les immigrés et réfugiés ne sont pas préparés à se prémunir contre certaines maladies spécifiques liées aux conditions de vie : logement insalubre, moyens d’existence limités, travail dur et malsain. Des activités d’information et de prévention sont organisées.

  • • 1985 : Le Ministre de la Santé Publique crée une cellule de lutte contre la propagation du SIDA. Le Service Social des Etrangers est contacté aussitôt pour entreprendre des actions d’information et de prévention au sein de la population immigrée. Un travail fort important sera développé par la suite en Communauté française.
La formation professionnelle

En 1962, le gouvernement avait mené une politique de regroupement familial, alerté par le problème de la baisse démographique. Les enfants immigrés ont afflué vers les écoles, mais rien de spécifique n’était prévu pour leur accueil et leur intégration scolaire. Un certain nombre de jeunes se sont retrouvés en situation d’échec ou de décrochage scolaire. Sans qualification professionnelle et sans travail, sans possibilité de s’intégrer au niveau social et professionnel, ces jeunes se sont retrouvés dans la rue, entraînés dans la spirale de la marginalité et de la délinquance.

  • 1977 : Après avoir réalisé une étude sur la situation et les actions à entreprendre, le service s’oriente vers la création d’un centre de formation professionnelle pour jeunes immigrés, avec l’aide de la Commission européenne : d’où l’ouverture, en 1978, du Centre des Etangs Noirs. Ce centre accueille au départ entre 30 et 40 stagiaires. Les formations offertes portent sur la mécanique, l’électricité, la menuiserie, le bâtiment et, plus tard, la plomberie.
  • 1988 : Ouverture du centre de formation en secrétariat, qui accueille 22 jeunes filles
  • 1992 : Ouverture du centre de formation en Horeca, pour un public mixte, avec une capacité d’accueil de 16 stagiaires . Dès la création du Centre des Etangs Noirs, toutes les formations sont modulaires, c’est à dire composées de trois modules accessibles en cours d’année.

En 1996, le « Service Social des Etrangers » prend donc le nom de « Service Social des Etrangers, d’Accueil et de Formation » (SSEAF).

L’asbl FAE

En 1984, le SSE développe un programme de " Lutte contre la pauvreté " soutenu par le la Commission européenne. Pour mener ce projet, le SSE crée, en 1986, l’asbl FAE (Formation et Aide aux Entreprises). Les deux asbl travaillent en partenariat et mènent une action commune d’aide polyvalente en faveur des réfugiés originaires de Turquie et de Syrie (Arméniens, Araméens, Chaldéens). Ils étaient près de 5.000 à Bruxelles. L’objectif est d’éviter que ces réfugiés ne tombent dans le schéma classique de la marginalisation engendrée par le chômage et la dépendance des circuits d’assistance. L’action s’est déroulée à plusieurs niveaux :

  • social : accueil, défense juridique, droits sociaux, santé, logement, cours de français
  • économique : aide aux indépendants pour favoriser la création d’activités telles que le commerce ou la petite entreprise manufacturière ; formation professionnelle dans des domaines d’activités connus par la communauté des réfugiés et permettant une valorisation de leurs acquis (travail du cuir, bijouterie, laboratoire en biotechnologie). A long terme, seule la formation en confection textile et cuir subsistera.
  • culturel : actions visant à développer la citoyenneté et à faciliter l’intégration ; soutien des initiatives organisées par leur propre communauté
Autres développements

Outre les développements majeurs présentés ci-dessus, citons encore :

  • La mise en place du service juridique en 1998, avec deux juristes.
  • Le partenariat, en 2000, avec le Service Social International, dont l’association deviendra la branche belge en 2003.
  • La collaboration, dès 1996, à des activités de recherche au niveau européen, en tant que partenaire dans des projets Socrates et Leonardo. Près d’une vingtaine de projets sur différents sujets relatifs à la pédagogie : formation en alternance, apprentissage en ligne, modularisation de l’offre formative, évaluation, problématique du genre, etc.
  • Le démarrage, en 2007, du projet T-ForEvEr, soutenu par le Fonds social européen. Basé sur un partenariat avec différents établissements de l’enseignement de Promotion Sociale, ce projet vise à permettre aux stagiaires de faire certifier les compétences qu’ils ont acquises dans les centres de formation de Siréas (formation non formelle) et de poursuivre, s’ils le souhaitent, leur formation « tout au long de la vie » en Promotion Sociale.
  • Enfin, en 2001, le SSEAF est rebaptisé pour s’appeler désormais SIREAS (Service International de Recherche, d’Education et d’Action Sociale).
L’asbl SASB

En novembre 2002, le secteur de l’action sociale, qui est à l’origine du Service Social des Etrangers, se constitue en asbl distincte, le SASB (asbl Service d’Action Sociale Bruxellois – vzw Sociale actie van Brussel), étant donné qu’il est subventionné par la COCOM (Commission Communautaire Commune de la Région Bruxelloise).

Le SASB regroupe trois axes de travail : le Service social, le Service Social International et l’Aide aux justiciables.

Les trois asbl (SIREAS - FAE - SASB) gardent des liens étroits.

L’Administrateur délégué de SIREAS est également responsable de FAE et de SASB.