Ananlyses et étude 2016


Nos analyses et études, publiées dans le cadre de l’Education permanente, sont rédigées à partir de recherches menées par le Comité de rédaction de SIREAS


- Le flux migratoire afghan. Une nation soumise au vagabondisme

par Mohammad Ismail Javid

Trois vagues migratoires se sont succédé en Afghanistan, d’abord en raison de l’invasion du pays par l’URSS en 1979, ensuite à cause du règne des Talibans et enfin, suite au retrait, dit partiel, des troupes étrangères en 2014. Les Afghans, qui savent que l’histoire de leur pays est caractérisée par la violence, craignent aujourd’hui que leur pays soit abandonné par la communauté internationale et fragilisé par la menace permanente des groupes extrémistes et terroristes. En fait, c’est la peur d’un avenir sombre et décevant qui encourage l’évasion massive des Afghans.



- Exclusion et punition comme moteurs de la politique sociale

par Pascal De Gendt

Sous la pression de l’Union européenne, les gouvernements nationaux sont partis à la quête d’un nouveau Graal : diminuer leur endettement et retrouver l’équilibre budgétaire. Pour cela, plusieurs voies sont possibles. Elles sont toutes des variantes d’une même formule : diminuer les dépenses de l’État et augmenter ses recettes. Pour y arriver, la manière choisie par notre gouvernement apparaît clairement. Elle est celle de la diminution de la sécurité sociale. Pour y arriver, de nombreuses mesures ont été prises. Une constante s’en dégage : la punition et l’exclusion des catégories de citoyens qui, pour diverses raisons, ne sont pas insérées sur le marché de l’emploi. En voici plusieurs exemples.


- À l’aube d’une nouvelle crise bancaire ?

par Pascal De Gendt

Le spectre de la crise bancaire de 2008 refait son apparition. Depuis le début de l’année, l’inquiétude est au plus haut point dans ce secteur. Cette crainte de vivre une nouvelle crise se reflète dans la cotation des banques en bourses. La valeur de leurs actions dégringole parfois de manière plus abrupte qu’en 2008. Et pratiquement tous les établissements bancaires sont concernés même les plus gros. La situation semble donc grave, même si un certain nombre d’experts sont sortis du bois pour dédramatiser. Des discours qui ne portent plus tant ces mêmes experts n’avaient rien vu venir en 2008.


- La réforme de l’aide juridique : vers une justice à deux vitesses ?

par Pascal De Gendt

L’article 23 de la Constitution belge , l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme (Droit à un procès équitable) et l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (Droit à un recours effectif et à accéder à un tribunal impartial) ne laissent planer aucun doute : dans nos sociétés démocratiques, tout citoyen doit avoir la possibilité de défendre et faire valoir ses droits. Cela nous semble évident et pourtant le conditionnel est de plus en plus de mise. La réforme de l’aide juridique prévue par notre gouvernement est de nature à endommager ce droit fondamental.


- La guerre en Syrie, un conflit entre Sunnites et Chiites ?

par Gülay Kimyongür

Des enseignements peuvent-ils être tirés de l’histoire de l’Islam, afin de comprendre les enjeux de la guerre qui se déroule aujourd’hui en Syrie ? Comment le conflit millénaire entre Sunnites et Chiites y est-il réactivé ? L’opposition entre musulmans est-elle à même d’expliquer les motivations des belligérants engagés à Damas, Homs ou Alep ? Telles sont quelques-unes des questions que le présent article tente d’aborder.



- Le Sud-Soudan : cinq ans d’indépendance, trois ans de catastrophe humanitaire ?

par Pascal De Gendt

Le 9 juillet, la République du Soudan du Sud fêtera ses cinq ans d’existence. Cinq longues années dont on retiendra principalement la guerre civile, qui déchire encore aujourd’hui le pays, et la catastrophe humanitaire qu’elle a causée. Comme d’autres pays africains, le Soudan du Sud est victime des richesses de son sous-sol qui abrite d’importantes réserves de pétrole. Depuis sa création, et même avant, cette nouvelle nation se retrouve au centre d’enjeux stratégiques et économiques pour le plus grand malheur d’une population parmi les plus pauvres du monde. Coup d’œil sur un désastre qui échappe largement à l’attention médiatique.



- Les paris perdus de Syriza

par Pascal De Gendt

Le 25 janvier 2015, tous les opposants à la politique d’austérité dictée par l’Union européenne criaient victoire : en Grèce, le parti Syriza concrétisait son ascension fulgurante par une victoire lors des élections législatives, manquant de peu la majorité absolue. Une victoire due à leur opposition aux politiques dictées par la « troïka » (Banque Centrale Européenne, Commission Européenne et Fonds Monétaire International) aux différents gouvernements grecs depuis 2010. En prenant la direction du pays, en coalition avec les souverainistes des Grecs Indépendants (ANEL), Syriza offrait l’espoir qu’une autre manière de sortir de la crise était possible. Un an et demi plus tard, la donne a bien changé et l’espoir s’est envolé pour le peuple grec et tous les opposants à la politique européenne d’austérité. Comment en est- on arrivé là ?


- Des emplois plus flexibles, tout le monde y gagne ?

par Pascal De Gendt

En Belgique, comme en France, les organisations de travailleurs, et de larges pans de la société civile, protestent contre les réformes du travail prévues par les gouvernements. Celles-ci ont un objectif commun : augmenter la flexibilité des travailleurs pour permettre un travail sur mesure. Les travailleurs y gagneraient des possibilités de mieux aménager leur temps de travail, leurs congés ou leur fin de carrière. Une organisation qui se rapproche de celle des mini-jobs allemands et « zero hour contract » anglais. Et qui existe déjà dans l’Horeca belge sous l’appellation « flexi-jobs ». Cette nouvelle manière de considérer le travail est-elle un bien ou un mal ?


- Libye : quand les gouvernements occidentaux apprendront ils de leurs erreurs ?

par Pascal De Gendt

En 2011, l’intervention occidentale en Libye, sous l’égide de l’ONU, s’est soldée par la chute et la mort de Mouammar Kadhafi. Une fois le dictateur disparu, le pays a plongé dans un chaos et une guerre civile dont il a beaucoup de mal à sortir. Ces derniers mois, la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale a apporté un peu d’espoir mais les gouvernements européens et américains se focalisent surtout sur la présence de l’État islamique dans le pays. Au risque de commettre une nouvelle fois une grosse erreur de jugement.


- Droit de grève en péril ? Que nous révèle le cas de la SNCB ?

par Teresa Bevivino

Prise d’otage, grève sauvage, actions irresponsables... Quid du droit de grève ? Est-il contraire au droit de travail ? Quel est le discours véhiculé par les médias ? Grève sauvage ? Grève politique ? L’analyse qui suit s’interroge sur le rôle de la concertation syndicale et la légitimité de la grève. Que nous révèle la grève sur les enjeux de la démocratie ? Une rapide mise en contexte du dialogue social au sein de la SNCB sera nécessaire afin de pouvoir prendre conscience des enjeux sous-jacents.


- [Le Brexit et les mensonges sur les migrants : un cas d’école>www.sireas.be/publications/analyse2016/2016-11int.pdf]

Le référendum a livré ses résultats : les citoyens britanniques ont décidé de quitter l’Union européenne. Durant la campagne précédant le vote, le camp du « Leave » (quitter) a longtemps été donné perdant face au camp du « Remain » (rester). Mais il semble bien que, finalement, le thème de l’immigration a fini par faire pencher la balance en faveur du premier camp. Pour cela, les politiciens militant pour le retrait de l’Union n’ont pas hésité à répandre mensonges, demi-vérités et non-dits.

par Pascal De Gendt


- Réfugiés environnementaux : une nouvelle réalité à prendre en compte et un système de protection spécifique à mettre en place

En plus des raisons qui poussent les gens à migrer actuellement, une nouvelle réalité est à prendre en compte. En effet, de 2011 à 2014, 83,5 millions de « réfugiés environnementaux » ont été recensés. Quelles sont les caractéristiques inhérentes à cette nouvelle vague de migration ? Quel impact pour les pays du Nord, majoritairement responsables des causes de cette nouvelle forme de mouvements migratoires ? Et surtout, quelle aide et quelle protection sont prévues pour ne pas abandonner ces populations déplacées à leur sort ? La solidarité est- elle de mise entre le Nord et le Sud ?

par Gaëlle Timmerman


- L’externalisation de la politique migratoire de l’UE : le cas de l’accord avec la Turquie

L’Europe développe un processus d’externalisation de gestion et de contrôle des migrants dans les pays périphériques et bien plus loin. L’objectif est clair : empêcher les migrants d’entrer dans le territoire européen et, le cas échéant, permettre leur renvoi dans le pays d’origine. En délocalisant la gestion des demandeurs d’asile, elle prône la fermeture des frontières et développe une stratégie de dissuasion. Sous couvert de la lutte contre les passeurs et contre le terrorisme, l’Union européenne institutionnalise une pratique qui viole les Droits de l’homme. L’accord qu’elle a conclu avec la Turquie constitue un exemple de cette violation.

par Teresa Bevivino



- Moins de liberté pour plus de sécurité ?

Les attentats revendiqués par l’État islamique ont rythmé l’été comme un feuilleton morbide. Que faut-il faire pour nous protéger de cette haine meurtrière et aveugle ? À ceux qui rappellent la citation de Benjamin Franklin, l’un des pères fondateur des États-Unis, « Ceux qui abandonnent une liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire ne méritent ni liberté, ni sécurité », s’opposent ceux pour qui la sécurité est la première des libertés. Avec comme « argument massue » que les citoyens qui n’ont rien à se reprocher ne devraient pas craindre l’adoption de nouvelles lois et mesures anti-terroristes. Mais peut-on en être si certain ?

par Pascal De Gendt


- Les dispensaires autogérés en Grèce : une réponse contre l’austérité ?

L’état de santé de la population grecque est très précaire. Ce dernier est encore aggravé par l’effondrement du système de santé et par le non accès à une couverture maladie par presque un tiers de la population. Dans ce contexte, les dispensaires autogérés, issus d’un mouvement social citoyen se sont érigés. Des cliniques et pharmacies gratuites se sont ouvertes et revendiquent un système de santé gratuit et accessible à tous sans discrimination. Ce faisant, elles s’opposent aux politiques néolibérales dictées par la Troïka. Ces espaces de gratuité, de revendications et d’actions collectives sont-elles l’exemple d’un autre modèle possible ?

par Teresa Bevivino


- Fraude fiscale cautionnée dans un contexte d’austérité : la contradiction d’un système ?

Sommes-nous tous égaux face aux lois au sein d’un système démocratique ? En théorie, la réponse est évidemment affirmative, en respectant ainsi l’adage « un homme, une voix ». Cependant, en pratique, dans un monde de plus en plus globalisé dicté par la libéralisation du marché, nous pourrions dire que nous ne sommes pas tous sur le même pied d’égalité, surtout en matière de fiscalité et d’imposition. En effet, dans certains cas, il semblerait que l’adage « un dollar, une voix » soit d’application, octroyant ainsi un pouvoir non négligeable aux plus riches, pouvant alors éditer leurs propres lois grâce à leurs influences et à de complexes montages juridico-financiers.

par Valentin Pirlot


- L’Afrique et les OGM : le cas du coton Bt au Burkina-Faso

Après neuf ans de culture de coton génétiquement modifié, le Burkina- Faso a décidé d’arrêter l’expérience et de revenir à une production 100% sans OGM en 2018. Cela ressemble à un échec pour Monsanto Company, la célèbre multinationale, qui avait fait de son implantation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, une vitrine destinée à convaincre d’autres pays africains d’adopter les biotechnologies agricoles. L’Afrique et ses immenses surfaces cultivables non-exploitées fait, en effet, figure d’Eldorado pour les géants de l’agro-industrie. Les OGM sont-ils la solution aux problèmes de malnutrition et de pauvreté du continent africain, comme certains lobbies tentent de le faire croire ? La réponse à cette question n’est pas forcément positive.

par Pascal De Gendt



- Obama et la question raciale aux USA, une inévitable déception

Dans quelques semaines, le double mandat présidentiel de Barack Obama sera terminé. Il restera historique : pour la première fois, un homme d’origine afro-américaine accédait à la plus haute fonction et, double exploit, s’y faisait réélire. En 2008, son élection avait fait naître l’espoir d’enfin voir les États-Unis s’engager sur la voie de l’égalité entre citoyens quelles que soient leurs origines. Huit ans plus tard, il faut déchanter : les inégalités socio-économiques persistent et la polarisation Blanc/Noir atteint des sommets avec d’un côté la colère du mouvement « Black lives matter » (« Les vies noires comptent ») face aux violences et bavures policières et de l’autre un futur président, Donald Trump, qui doit une partie de son succès à son discours raciste décomplexé. Les attentes envers Barack Obama étaient-elles trop hautes ? Quelle a été sa véritable action dans ce domaine ?

par Pascal De Gendt


- L’Union Africaine face aux défis du continent

En juillet 2002, l’Union Africaine succédait à l’Organisation de l’Unité Africaine sur le déclin. L’objectif de cette transformation était de relancer la mécanique de l’unification panafricaine mais aussi d’établir un cadre de coopération entre pays pour travailler au développement du continent. L’été prochain, l’Union fêtera donc ses quinze années d’existence. Depuis sa naissance, quels ont été son rôle et son action face aux grands défis rencontrés par ses États membres ? L’Union Africaine justifie-t-elle les espoirs placés en elle ? Nous allons tenter de répondre à ces questions en explorant quelques grands thèmes comme la prévention et la résolution des conflits, la lutte contre le terrorisme, la migration, le développement économique ou encore les droits de l’homme.

par Pascal De Gendt


- Les néo-nazis d’Aube Dorée, troisième parti de Grèce. Les causes d’un succès effrayant

Depuis quelques années, les partis européens d’extrême-droite ont le vent en poupe. Sous cette dénomination politique sont généralement regroupés des formations qui ont des points communs, le discours « anti-establishment » et « anti-immigration », mais aussi de vraies différences. Notamment dans leurs racines et leurs parcours. En schématisant, il y a l’extrême-droite qui ne dit pas son nom et se présente plutôt comme une droite conservatrice, mais démocratique. Il y a aussi d’anciens partis au passé sulfureux qui tentent, et parfois réussissent, de rompre avec celui-ci pour gagner en respectabilité. Et il y a enfin des formations aux racines néo- nazies qui assument complètement leur discours haineux et en font même un atout électoral. C’est le cas des Grecs d’Aube Dorée. Comment cet ex- groupuscule a-t-il pu, en quelques années, devenir un acteur incontournable du jeu politique grec, sans pour autant renoncer aux actions violentes ? Qui vote pour eux ? Est-ce juste un phénomène éphémère ou une nouvelle force politique avec laquelle il faudra compter à l’avenir ? Voici quelques éléments de réponse.

par Pascal De Gendt

 
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