Publication 2018


- L’ubérisation et  précarité de l’emploi: le cas Deliveroo

par Pascal De Gendt

La première utilisation du mot « ubérisation » en français est généralement attribuée à Maurice Lévy, patron de la multinationale Publicis, lors d’une interview accordée au « Financial Times » en décembre 2014. Ce terme est un néologisme dérivé du nom de la société Uber, qui s’est fait connaître pour son service de transport de personnes faisant concurrence aux sociétés de taxis. Le principe est simple : l’utilisateur s’inscrit via le site internet ou une application numérique pour Smartphones ou tablettes. Cette application va ensuite lui permettre de signaler la course qu’il désire faire. La commande est alors envoyée aux chauffeurs les plus proches du lieu de départ. Ceux-ci sont des particuliers, qui ont dû répondre à certaines conditions (véhicule en ordre d’assurance, casier judiciaire vierge,…), pour être enrôlés par Uber. Ce modèle s’est depuis répandu à d’autres secteurs. Les plus connus sont la livraison de repas à domicile (Deliveroo, UberEats,…) et la location de logements de vacances (Airbnb) mais tous les métiers impliquant un contact direct entre un vendeur d’un bien, ou d’un service, et un client sont susceptibles d’être touchés par le phénomène.

 


- Les en jeux du tribunal pour des crimes de guerre aux Kosovo 

Par Pascal De Gendt

Le 17 février 2008, le Kosovo déclarait son indépendance. Ce qui était une province autonome serbe, sous administration des Nations-Unies depuis 1999, est reconnue aujourd’hui comme État par 115 membres des Nations-Unies (dont la Belgique)sur 193. Une série d’organisations internationales comme le FMI et la Banque Mondiale, ainsi que des fédérations sportives, reconnaissent également cette indépendance. Le petit État s’est progressivement fait une place dans le concert des nations. Mais l’euphorie de 2008 a rapidement cédé la place à la dure réalité. La pauvreté de la population et la corruption des élites politiques ont conduit le Kosovo dans une zone de turbulences. Et dix ans après l’indépendance, les travaux du Tribunal spécial pour les crimes de guerre au Kosovo inquiètent les « héros de l’indépendance » aujourd’hui aux commandes du pays. Ils se retrouvent, en effet, dans la ligne de mire de cet organe.


- Migrations et esclavage moderne 

Par Pascal De Gendt

À la mi-novembre de l’année dernière, une vidéo diffusée sur la chaîne de télévision américaine CNN a créé une vague mondiale d’indignation. On y assistait à la vente de migrants africains bloquésen Libye. Dans un pays que seule la Méditerranée sépare de l’Europe, se tiennent des marchés aux esclaves. Des images que l’on pensait d’un autre temps surgissaient ainsi dans notre quotidien. Elles venaient également nous rappeler que l’esclavage moderne, appelé aussi le travail forcé, existe aussi chez nous. Ils sont quelques milliers en Belgique à travailler sous la contrainte ou la menace physique, à être privés de liberté de mouvement et à se voir nier les droits applicables à tout travailleur. Une réalité qui est celle de plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde. Le principal facteur pour devenir victime de ce phénomène est la vulnérabilité économique et matérielle. En Europe, les migrants, surtout s’ils sont en situation irrégulière, se retrouvent donc en première ligne des personnes à risque. C’est un des multiples enjeux dont devraient tenir compte les politiques migratoires mises en place. Est-ce actuellement le cas ?


- Le  << pays tiers sur >> une nouvelle notion dans le droit  moderne ‘asile belqe 

Par Pascal De Gendt

Le 9 novembre 2017, la Chambre des Représentants adoptait deux projets modifiant la loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers. Ce qui est présenté comme une simple transposition dans le droit belge de deux directives européennes constitue, en fait, une véritable réforme du droit d’asile. Conformément à la politique du gouvernement fédéral actuel, elle étend les moyens de dissuasion et d’éloignement des étrangers désireux de demander l’asile dans notre pays. Cette réforme introduit aussi une nouvelle notion dans notre droit, celui de « pays tiers sûr », à ne pas confondre avec la liste des pays d’origine sûrs. Même si la finalité est semblable : faire appel au concept de sécurité pour refuser plus facilement toute une série de demandes d’asile. Que signifie cette notion de « pays tiers sûr » ? Et pourquoi un pays comme la France, dont la politique d’asile n’est pas moins restrictive que la nôtre, a refusé de la transposer dans son droit national ?


- L’intervention de 2010 à Haïti et la réforme nécessaire de l’aide humanitaire

Par Pascal De Gendt

Depuis quelques semaines, les ONG se retrouvent à nouveau dans l’oeil du cyclone. Cette fois, ce sont des abus sexuels sur des mineurs et le recours à des prostituées par des membres d’organisations caritatives internationales en mission qui créent le scandale. Symboliquement, la première révélation, qui a délié les langues, a pour cadre Haïti. Surnommée « la république des ONG », parce qu’elles y sont omniprésentes, ce pays confirme ainsi son statut de révélateur des erreurs et dérives de certaines grandes organisations caritatives. Alors que depuis plus d’une décennie, l’aide humanitaire était parfois accusée d’être devenue un « business » à part entière, la gestion du terrible tremblement de terre à Haïti en 2010 va concentrer les critiques. Nous vous proposons de revenir sur cet épisode pour bien comprendre ce qui a été reproché au secteur humanitaire. Ensuite, nous verrons quelle a été la réponse apportée par les agences et les ONG.

 


- Le  « soft power »  ou l’art de séduire : l’exemple chinois 

Par Pascal De Gendt

La puissance d’un pays ne se mesure pas qu’à l’aune de sa capacité militaire ou de sa force économique. Sa capacité d’attraction, son aura, les valeurs qu’il véhicule dans les esprits sont également importantes. C’est ce qu’on appelle le « soft power », une donnée difficilement mesurable, mais incontournable pour analyser l’actualité politique internationale. Pour illustrer cela, nous avons choisi de ne nous pencher sur le cas chinois. Vu de chez nous, le modèle socio-économique de la Chine, du capitalisme sauvage dans un contexte politique autocratique, n’apparaît pas du tout attirant. Le « soft power » du pays est pourtant en plein développement. Nous nous proposons d’analyser quels sont les moyens utilisés par Pékin pour cela et quels sont les objectifs poursuivis. De cette manière, nous espérons apporter un éclairage sur la manière dont le « soft power » peut influencer non seulement les relations internationales, mais également la perception du monde dans lequel nous vivons. Au risque de déformer la réalité et de fausser notre jugement.


- Le  Royaume-Uni un eldorado pour les migrants? Autopsie du  « British dream » 

Par Pascal De Gendt

Le long des côtes de la mer du Nord, il y a eu le camp de Sangatte au début du siècle, puis la « Jungle de Calais » jusqu’à son démantèlement à la fin de l’année 2016. Chez nous, à Bruxelles, il y a le campement du parc Maximilien et, depuis de nombreuses années, les buissons des aires de parking le long des autoroutes qui mènent à la mer. Tous ces endroits ont un point commun : ils sont des points de transit pour les migrants désirant tenter la traversée vers le Royaume-Uni. Le territoire britannique fait figure d’obsession pour certains de ces exilés. C’est là qu’ils veulent mettre fin à leur long périple et pas ailleurs. Comment expliquer ce « British dream » ? Est-il bâti sur des réalités ou est-ce un mythe ? Nous avons tenté un petit exercice de vérification des faits.

 

- L’accaparement des eaux, privatisation d’une ressource vitale 

Par Pascal De Gendt

Seule 3% de l’eau présente sur notre planète est non-salée. Cette proportion d’eau douce a beau être minime, elle devrait normalement être suffisante pour désaltérer tous les humains. Tout le monde sait que ce n’est pas le cas. Et la situation ne va pas s’arranger, les besoins industriels et alimentaires en eau étant appelés à croître en même temps que la population mondiale. Dans ce contexte, combattre l’accaparement des eaux apparaît comme une lutte prioritaire, au même titre que l’accaparement des terres. Mais si les deux problématiques sont indéfectiblement liées, on entend plus souvent parler de la deuxième que de la première. C’est pourtant du respect des droits humains élémentaires de centaines de millions de personnes, et de la survie de certaines populations, qu’il est question.

 

- L’Amérique Latine est-elle
condamnée aux politiques néolibérales ? 

Par Pascal De Gendt

Au début du XXIe siècle, l’Amérique latine semble vivre une mini-révolution. Au fur et à mesure des élections, les partis de gauche prennent le pouvoir et les pays sud-américains semblent renouer avec le bolivarisme. La parenthèse sera cependant de courte durée et, aujourd’hui, les élites conservatrices ont repris la main un peu partout. Cela signifie-t-il que le sous-continent est condamné, à cause notamment de sa situation géographique, à ne connaître que des politiques socio-économiques néolibérales ? Pourquoi les partis progressistes ont-ils échoué et que faut-il retirer de leurs expériences ?

- Le populisme selon Trump, un danger pour les droits de l’homme 

Par Pascal De Gendt

 

- L’exode de 2015 au Kosovo, révélateur de l’échec d’un modèle de développement

Par Pascal De Gendt

 

- Quelles perspectives pour les citoyens de plus de 65 ans en 2018 en Belgique ?

Par Marie-Pierre Even

 

- La démocratie participative, solution à la crise de la démocratie représentative ? 

Par Pascal De Gendt

 

- La loi sur l’euthanasie :Belgique, pionnière en matière éthique ?

Par Cécile Masson

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