Publications 2017

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- Colombie : la   «  sale guerre » des paramilitaires fragilise l’accord de paix

par Pascal De Gendt

Le 26 septembre 2016, le président colombien Juan Manuel Santos et le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) signaient un accord de paix mettant fin à un conflit vieux de 52 ans. Quelques jours plus tard, le 2 octobre, la population appelée à se prononcer via un referendum rejette l’accord (50,2% contre) le considérant comme trop « laxiste » envers les guerilleros. Une nouvelle mouture des accords de paix est alors rapidement mise au point. Le 24 novembre, le président colombien auréolé de son récent Prix Nobel de la Paix, et le « commandante » Rodrigo Londoño Echeverri signent un nouvel accord. Depuis, les opérations de désarmement des FARC ont commencé et le pouvoir colombien a entamé des négociations de paix avec une autre guérilla, l’Armée de Libération Nationale (ELN). Tous les voyants semblent donc au vert pour que ce pays d’Amérique du Sud puisse commencer à panser ses blessures. Mais l’accord de paix n’est qu’une façade qui cache une violence encore omniprésente dans certaines parties du pays. Elle vise les défenseurs de droits humains, les dirigeants syndicaux, les militants de la paix et les leaders de communautés paysannes.


-  Droit d’asile : l’union européenne et l’exemple australien  

Par Pascal De Gendt

Si durant de longs mois, l’attention médiatique et politique s’est concentrée sur les routes migratoires passant par la Turquie, la Grèce et les pays balkaniques, les mortelles traversées de la Méditerranée ont bel et bien continué. Depuis la fermeture des frontières balkaniques aux réfugiés et l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, la mer est même redevenue la principale voie de passage pour les candidats à l’asile. Début du mois de février 2017, les dirigeants européens se sont d’ailleurs réunis pour décider de mesures à prendre pour endiguer ce flux de migrants. Pour cela, les Vingt-Huit veulent parfaire la formation et l’équipement des garde-côtes libyens appelés à mener des missions de sauvetage, mais surtout à ramener les candidats à l’asile sur les côtes libyennes où ils seront placés dans des camps de réfugiés. Rien de neuf sous le soleil méditerranéen, donc. Plutôt que de chercher à installer et sécuriser des routes migratoires, l’Union européenne continue sa politique d’externalisation qui consiste à reporter sur les territoires extra-européens la gestion du flux migratoire. Sans le dire, l’Union européenne se dirigerait-elle vers une politique d’asile semblable à l’Australie ?



-  Que cache le concept de  » post-vérité » ?  

Par Pascal De Gendt

Lors de ces derniers mois marqués par deux élections présidentielles, aux États-Unis et en France, très médiatiques, il a beaucoup été question de promesses électorales tenables ou non, d’intoxication, de propagande et de mensonge. Dans ce contexte de nouvelles expressions ont été massivement utilisées : « fake news », faits alternatifs, post-vérité,… Simple mode médiatique ? En partie, oui. Toutefois, derrière une expression aussi alambiquée que « post-vérité » se cache une série de constats sur l’époque que nous vivons. Tentative de décryptage.



-  La famine utilisée comme une arme : le cas de Yémen  

Par Pascal De Gendt

Au début du mois d’avril, le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR) relayait une alerte lancée précédemment par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) : au cours des six prochains mois, plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim. Selon la définition de l’IPC, un système international de classification de la sécurité alimentaire, « une famine est déclarée quand plus de 30 % des enfants sont atteints de malnutrition aiguë, deux décès au moins sont recensés chaque jour pour 10 000 habitants et 20 % de la population n’a pas accès à la nourriture de base. »C’est déjà le cas dans certaines régions du Soudan du Sud et cela pourrait l’être bientôt au Yémen, en Somalie et dans plusieurs parties du Nigéria. « Cela fait près de quinze ans que je travaille au Programme Alimentaire Mondial et c’est la première fois que nous parlons littéralement de famine dans quatre régions différentes du monde en même temps », a déclaré Arif Husain, économiste en chef du PAM. Leur point commun ? Ce sont quatre pays qui sont en situation de guerre.

 



-  LE réglement européen pour l’importation des  » Minerais de sang » : une occasion manque ? 

Par Pascal De Gendt

Étant donné leur utilisation dans la fabrication de nombreuses marchandises, notamment dans le domaine de l’électronique, certains minerais sont des denrées d’une grande importance économique et stratégique. Pour les pays qui en contiennent dans le sous-sol, ils devraient être une bénédiction, vu la richesse potentielle qu’ils représentent, mais ils sont trop souvent en réalité une malédiction. En effet, ces minerais attisent bien des convoitises et leur extraction, tout comme leur commerce, sont associés à des guerres et des atteintes aux droits de l’homme. Cette réalité, connue de la Colombie à la République Démocratique du Congo (RDC) en passant par le Mexique et la République Centrafricaine, n’est heureusement pas une fatalité. Si la communauté internationale veut s’en donner les moyens, elle peut encore changer les choses. C’est ainsi que le 16 mars dernier, le Parlement européen donnait son feu vert à une nouvelle réglementation qui servira à encadrer l’importation de certains minerais utilisés par les industries afin de veiller à ce que ce commerce ne finance plus des conflits armés. Une initiative en apparence positive mais qui a essuyé de nombreuses critiques. Explications.



-  Les sociétés cooperatives et participatives( scop) constituent-elles le berceau d’un nouveau modèle économique? l’usine relancée par ses travailleurs  

Par Teresa Bevevino

Le combat des travailleurs de l’ex-Fralib (usine établie à Gémenos, près de Marseille, filiale de la multinationale Unilever) a porté ses fruits : ils ont gagné contre le géant économique Unilever, qui menaçait de délocaliser la production en Pologne. Deuxième victoire : le lancement de leur propre coopérative : la SCOP-TI (Société coopérative et participative de thé et infusions)qui est devenue le symbole de la lutte ouvrière contre la délocalisation. Elle rappelle les expériences d’autogestion du passé, visant une économie égalitaire et respectueuse de l’homme et de son environnement. Les initiatives d’Économie Sociale et Solidaire encouragent la transformation de la société de production uniquement vouée au profit, et posent la question de la pérennité de l’alternative dans un système capitaliste. Représentent-elles le berceau d’un nouveau modèle économique ?



-  Politique d’asile : Vers la fin des  » maisons de retour »?  

Par Pascal De Gendt

À la mi-juin, la Plate-forme Mineurs en exil et Unicef Belgique, soutenus par de nombreuses associations dont le Siréas, lançaient une campagne de sensibilisation nommée « On n’enferme pas un enfant. Point » . Elle est destinée à sensibiliser l’opinion publique à l’ouverture prochaine de nouvelles « unités familiales fermées » au sein du tristement célèbre centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel. Prévues pour accueillir des familles en attente de leur retour forcé dans leur pays d’origine, elles signent le retour des mineurs dans le dispositif des centres fermés alors que la Belgique a plusieurs fois été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour cette raison. L’ouverture des nouvelles « unités familiales fermées » signent-elle la fin de ce système alternatif de détention qui, malgré ses défauts, avait été salué comme une évolution de la politique belge de retour pour les demandeurs d’asile déboutés et les personnes sans-papiers ?


-  Avantages et inconvenients de la stabilité au Liban  

Par Pascal De Gendt

C’est un petit pays de 10.500 km2 abritant dix-huit confessions différentes. Ses voisins directs sont Israël et la Syrie. Le Liban abrite 1,5 millions de réfugiés syriens, soit l’équivalent du tiers de sa population, qui sont pour la plupart des sunnites qui ont fui le régime de Bachar al-Assad auquel est allié le mouvement chiite Hezbollah. À cette donne géopolitique explosive, il faut ajouter que ces dernières années, le Liban a également vécu une crise politique, une crise économique et la montée de la colère et du dégoût de sa population. Pourtant, le Liban fait figure d’oasis de stabilité dans la région. Cet équilibre a cependant un prix. Nous nous proposons de présenter les facteurs de cette étonnante stabilité mais aussi ses inconvénients.

-  La criminalisation des ONG en méditerranée pour masquer le désastre humanitaire et moral  

Par Pascal De Gendt

Depuis la fermeture de la route migratoire des Balkans et l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, les traversées de la Méditerranée à partir des côtes libyennes vers l’Italie ont repris de plus belle. Un itinéraire dangereux : on ne compte plus les migrants décédés en mer. Naturellement, les ONG humanitaires ont concentré leurs efforts sur cette partie de la mer Méditerranée pour tenter de sauver un maximum de personnes. Et, dans la plupart des cas, c’est en Italie que sont amenés les rescapés des nombreux naufrages. Pour que cela cesse, l’Union européenne et le gouvernement italien ont donc décidé d’empêcher les ONG d’intervenir en mer, ou du moins de fortement les contrôler, mais également de les discréditer en les accusant de créer un appel d’air vers l’Italie, voire de les criminaliser en les accusant d’être de mèche avec les réseaux de passeurs. Derrière ces manœuvres se cachent non seulement la volonté européenne d’externaliser sa politique d’asile, mais aussi le besoin de masquer la faillite de l’Union européenne dans ce dossier.

 


-  La colère de Rif: le modele marocain en question  

Par Pascal De Gendt

Depuis la fin du mois d’octobre 2016, les manifestations se succèdent à Al Hoceima dans le Rif marocain. Démarrées suite à la mort dramatique d’un pêcheur, Mouhcine Fikri, elles ont rapidement essaimé dans cette région à l’esprit rebelle avant de prendre une envergure nationale. La liste des revendications est multiple mais comporte invariablement des demandes pour plus de démocratie et pour un modèle économique plus équitable. Baptisée Hirak (le mouvement en arabe), cette contestation populaire met à nu le modèle marocain de développement et de gouvernance et dévoile ses failles.


-  Vilolences policières: un tablou pour les autorités, un danger pour la cohésion sociale 

Par Pascal De Gendt

Le 20 juillet dernier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu deux décisions passées largement inaperçues. Elles concernent pourtant un problème récurrent en Belgique, celui des violences policières. Dans les deux affaires, un accord à l’amiable a été trouvé entre la personne portant plainte et l’État belge. Celui-ci a reconnu que les droits des requérants n’avaient pas été respectés et a proposé de les dédommager. Ces deux décisions de la CEDH mettent en lumière le problème de l’impunité des forces de l’ordre en cas d’usage illégitime de la force. Celle- ci est pourtant souvent fortement minimisée par les autorités policières ainsi que par une partie des formations politiques. Le discours d’usage est que les « bavures » sont le fait d’une toute petite minorité d’agents et que ceux-ci sont punis lorsqu’il est prouvé qu’ils ont commis une faute. De nombreux témoignages, ainsi que le travail de la Ligue des Droits de l’Homme sur cette question spécifique, attestent pourtant que l’usage de la violence physique, verbale ou psychologique, par la police n’est pas si exceptionnel que cela.


-  L’Etat social actif et la lute contre la pauvreté: l’exemple belge  

Par Pascal De Gendt

Au début du mois d’octobre, il a beaucoup été question de la lutte contre la pauvreté en Belgique. Et les nouvelles n’étaient pas bonnes. Le gouvernement avait promis de relever les allocations sociales les plus basses afin d’atteindre le niveau du seuil de pauvreté, soit un revenu mensuel de 1.115 euros pour une personne seule. Il lui reste deux ans et demi pour y arriver, mais pour la secrétaire d’État en charge de la politique de lutte contre la pauvreté, Zuhal Demir (N-VA), ce ne sera pas possible « vu l’ampleur du trajet à effectuer » sur un période aussi courte. Quelques jours plus tard, l’Annuaire 2017 de la pauvreté enfonçait le clou en présentant des chiffres guère réjouissants et des perspectives sombres pour l’avenir. En réponse, Zuhal Demir a rappelé son credo en la matière : la création d’emplois, et l’activation des sans-emplois, sont de meilleurs outils que les allocations sociales pour combattre la pauvreté. Le gouvernement actuel se conforme ainsi aux préceptes de l’État social actif (ESA) qui a succédé à l’État-providence. Après avoir donné un petit aperçu de la pauvreté en Belgique, nous allons tenter de comprendre ce qu’est l’État social actif et de quelle manière il est appliqué dans notre pays.


-  La défi de la scolarisation des enfants réfugiés. L’exemple libanais  

Par Pascal De Gendt

Lorsqu’on parle de la situation des réfugiés, le thème de la scolarisation des enfants est rarement abordé. Il est pourtant crucial. Souvent déplacés pour de longues années, l’accès à l’éducation de ces enfants est problématique. Les priver d’enseignement, c’est mettre leur avenir, et celui de leur entourage en danger. Les enjeux sont également importants pour les pays d’accueil des réfugiés et ceux dont ils sont originaires. Nous allons tenter d’éclaircir cela en analysant comment le Liban fait face à ce défi. Quelles sont les initiatives et mécanismes mis en place pour assurer l’accès à l’école des enfants réfugiés ? Quels sont les obstacles à leur scolarisation et comment les surmonter ? Et, finalement, pourquoi l’accès à l’enseignement des enfants réfugiés est un enjeu crucial, non seulement pour eux-mêmes, mais pour toute la région?


-  L’union européenne face aux dérives autoritairs en Hongrie   

Par Pascal De Gendt

Ces dernières années, la Hongrie s’est fait remarquer de manière négative sur la scène internationale. Viktor Orbán, le Premier ministre de cet État-membre de l’Union européenne a tenu de nombreux discours de haine envers les migrants ainsi que les minorités religieuses et ethniques. Il a également pris des mesures mettant en danger l’État de droit et détériorant gravement les droits fondamentaux de certaines catégories de population, notamment les réfugiés. Profitant d’une majorité absolue, il a adopté des lois pour museler ses opposants et transformer la Hongrie en régime autoritaire. L’Union européenne a utilisé les outils mis à sa disposition pour tenter de ramener Viktor Orbán dans le droit chemin. Sans succès jusqu’à présent, le chef d’État populiste se permettant même de provoquer ouvertement Bruxelles, notamment sur la question des quotas de répartition des demandeurs d’asile. Quels sont justement les moyens d’action de l’Union ? Peut-elle empêcher ces dérives contraires aux valeurs qui la fondent ? Ces questions sont importantes à l’heure où, dans plusieurs États-membres comme la Pologne, une extrême-droite raciste et autoritaire suit l’exemple hongrois ou espère pouvoir arriver au pouvoir et l’imiter.

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-  Bienfaits et daners du revenu universel: que nous apprennent les experiences passées et actuelles?  

Par Pascal De Gendt

Verser, sans conditions, une somme identique à chaque citoyen : c’est ce qu’on appelle le revenu universel, le revenu de base ou encore l’allocation universelle. L’idée n’est pas neuve, elle a déjà été expérimentée à d’autres époques avant d’être abandonnée. Depuis quelques années, elle refait pourtant parler d’elle. Des formations politiques l’ont mise à leur programme et des essais concrets ont même lieu, à différentes échelles, dans différentes parties du monde. Remède à un système malade pour certains, cercueil pour la sécurité sociale pour d’autres, elle fait en tout cas débat. Nous vous proposons dans cette étude de définir ce qui peut être considéré comme une allocation universelle et, à partir de là, d’explorer les différentes modalités connues, ainsi que leurs applications pratiques contemporaines. Il sera ensuite temps d’essayer d’en déterminer les bienfaits et les désavantages


-  Google, Apple, Facebook, Amazon : un danger pour lnos libertés?  

Par Pascal De Gendt

Google, Apple, Facebook, Amazon. Les quatre géants de l’économie numérique sont souvent désignés sous l’acronyme GAFA. Auxquels certains ajoutent le M de Microsoft. Ils ont su, en quelques années, imposer leur présence dans notre quotidien. Le but des GAFA n’est pas de nous faire plaisir, mais bien d’amasser le plus possible de données personnelles, sources de leur richesse. Et riches, elles le sont. Très. Cette puissance économique conjuguée à la somme de renseignements personnels qu’elles possèdent, et au modèle économique qu’elles promeuvent, pose question. Les GAFA sont-elles devenues un danger pour nos libertés ?


-   Burundi: l’enterrement des accords de paix d’Arusha 

Par Teresa Bevevino

En avril 2015, la crise burundaise éclate lorsque le Président Pierre Nkurunziza annonce vouloir prolonger sa présidence en briguant un troisième mandat. Cette décision va non seulement à l’encontre de la constitution, mais elle porte également atteinte aux accords de paix signés à Arusha en 2000. Ces derniers avaient alors mis fin à une guerre civile, responsable de 300 000 morts. Touché par la corruption et la pauvreté, le Burundi s’enfonce aujourd’hui dans un climat de violences et de disettes. Selon les dernières estimations, plus de 400 000 personnes ont fui le pays. Cependant, ils sont appelés à rentrer par les autorités burundaises car selon celles-ci, « la crise dont on parle de manière régulière n’existe plus ». Sans une véritable actualisation des accords d’Arusha, la consolidation de la paix est compromise par un monopartisme meurtrier incarné par le président burundais. Cette situation suscite donc un grand nombre de questions. Comment la communauté internationale se positionne-t-elle et va-t-elle le faire pour remplir son rôle de garant de ses accords ? La crise burundaise est-elle due à un manque d’organes de contrôle post-conflit dans un système gouvernemental clientéliste et répressif ?


- « Housing First  » , un changement de méthode dans la lutte contre le sans-abrisme   

Par Pascal De Gendt

Dans les plus grandes villes du Royaume, le plan hiver est entré en fonction. Il consiste en l’augmentation du nombre de places d’hébergement pour les sans-abris. Une fois les plans hivernaux terminés, ce sera toutefois le retour à la dure réalité de la rue pour une grande partie des concernés. Difficile dans ces conditions de mettre un suivi efficace en place et, d’année en année, la lutte contre le sans-abrisme semble tourner en rond. Depuis quelques années, une nouvelle méthode est testée : le « Housing First » (Logement d’abord). Ce concept vient de l’autre côté de l’Atlantique où il a obtenu des résultats probants. Cette analyse a pour objectif de présenter cette méthode, ses résultats et les enseignements à en tirer.


-  Environnement dans les Balkans: c’est le moment d’agir  

Par Philippe Deboulle.

La région des Balkans, vaste territoire qu’on estime à plus ou moins 550 000 km2, s’étend du sud de la Slovénie à l’est de la Turquie et de la Grèce, incluant les pays de l’ex-Yougoslavie, la Bulgarie, la Roumanie et la Moldavie. La majeure partie de ce territoire est montagneuse et possède une diversité de faune et de flore exceptionnelles et endémiques pour la plupart. Ses ressources naturelles sont source de toutes les convoitises, mais mal exploitées, elles pourraient à terme s’amenuiser. Les politiques environnementales (inexistantes avant 1990) des différents gouvernements sont trop hésitantes et timides pour y faire quelque chose. Dans cet article, loin d’être un état des lieux exhaustif, nous allons survoler les Balkans pour y pointer quelques exemples probants de ces politiques hasardeuses et parfois dictées par des intérêts économiques à court terme quand ce ne sont pas carrément des intérêts personnels sur fond de corruption.


- L’accueil des mineurs primo-arrivant dans l’enseignement en Belgique. Réalisations, carences et perspectives   

Par Bernard Laruelle

Accueillir les personnes demandant le statut de réfugié, ou plus généralement les migrants, ne peut se limiter à leur permettre l’accès au territoire. Cela implique aussi de veiller à ce que leurs droits fondamentaux soient respectés. Parmi ceux-ci, figure le droit à l’instruction pour les migrants mineurs. Ce droit ne peut être remis en cause sous prétexte que les parents ne seraient pas en situation régulière quant à leur séjour sur le territoire. On parlera alors de droit à l’inscription dans un établissement scolaire. Cependant, une chose est d’accueillir les mineurs migrants et les inscrire dans une école, encore faut-il que cela se fasse avec le souci de leur permettre de réellement s’y intégrer. Il ne suffit pas de les « caser » quelque part en se disant qu’on a ainsi rempli ses obligations.


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