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T-2009/projet
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Les problèmes et les besoins
Les objectifs
Les activités : les formations professionnelles
Les partenaires
Les résultats à atteindre
L’intégration du principe de l’égalité des chances
Suivi et évaluation
Plan dynamique

Les problèmes et les besoins

Le projet T-ForEvEr (Transversalité – FORmation – EValuation – ERudition), approuvé par le Fonds Social Européen pour la période 2008-2010, entend remédier à un double problème en Région bruxelloise :

- 1) l’exclusion sociale des personnes faiblement qualifiées
- 2) La pénurie de main d’œuvre qualifiée

1) l’exclusion sociale des personnes faiblement qualifiées à Bruxelles.

Le non – accès à l’emploi : La Région bruxelloise est caractérisée par un taux d’emploi inférieur à la moyenne nationale. Alors que le taux moyen belge d’emploi pour 2006 est de 61%, ce taux descend à 53,4 % à Bruxelles (source : SPF Economie et PME, http://statbel.fgov.be). Le taux de chômage à Bruxelles tourne autour des 20 %. En mettant en corrélation l’âge et le niveau d’études, on constate que les premières victimes du non emploi sont les jeunes de moins de 25 ans dont le niveau d’étude est faible. Cette catégorie représente 30,10% des chômeurs à Bruxelles.

Fin 2006, le nombre de chômeurs dans la Région Bruxelloise s’élevait à 97.099 personnes. Parmi celles-ci, les chômeurs âgés de moins de 44 ans représentaient plus de 77%. Parmi ces 97.099 chômeurs, 67% ne disposaient que d’un diplôme du secondaire inférieur (ou moins) ou d’un diplôme obtenu à l’étranger n’ayant pas d’équivalent « reconnu » en Belgique :Evolution et caractéristiques du nombre de chômeurs en Région Bruxelloise

Années2005 2006
Nombre de chômeurs :94 07597 099
% Hommes :51,250,8
% Femmes :48,849,2
< 25 ans17,916,9
25 - 44 ans62,260,8
45 ans et + 19,922,3
Secondaire inférieur ou moins 33,934,2
Autres études à l’étranger33,232,8
Secondaire supérieur20,420,5
Supérieur non-universitaire7,67,7
Universitaire 4,94,8

(source : http://www.actiris.be - observatoire)

L’infrascolarité :

-  Secondaire inférieur ou moins : 34,2 % des chômeurs n’ont pas dépassé le niveau de l’enseignement secondaire inférieur.

-  enseignement primaire ou moins : dans la population générale, les niveaux de scolarisation sont particulièrement bas dans les quartiers où nous avons installé nos centres d’insertion socio-professionnelle. Ainsi, les pourcentages des habitants qui ont au maximum un certificat d’enseignement primaire, dans les communes qui nous concernent, sont :
- Anderlecht : hommes 23,9 % - femmes 26,6 %.
- Bruxelles-Ville : hommes 19,4 % - femmes 23 %
- Molenbeek : hommes 25,2 % - femmes 28,3 %
- Saint-Gilles : hommes 21,7 % - femmes 24,6 %
- Schaerbeek : hommes 20 % - femmes 22,9 %

Ces niveaux sont dus à la concentration d’immigrés arrivés récemment en Belgique mais aussi et surtout au nombre important d’échecs scolaires et de décrochages observés dans ces quartiers.

2) La pénurie de main d’œuvre qualifiée :

De nombreux employeurs bruxellois déplorent par ailleurs la difficulté à trouver le personnel adéquat pour occuper les postes vacants et maintenir la croissance de leur entreprise. La pénurie de main d’œuvre qualifiée ralentit le développement de ces entreprises et limite fortement leur capacité d’innovation dans le processus de relance économique, ce qui devient rapidement un obstacle à la compétitivité. L’Analyse des Fonctions Critiques (Observatoire bruxellois du Marché du travail et des Qualifications) présentée par métiers montre des difficultés répétées en matière de recrutement dans de nombreux secteurs en 2005 et confirmée en 2006.

Besoins et demandes qui émergent face à ces problèmes :

1) de la part des demandeurs d’emploi infrascolarisés, très majoritairement d’origine étrangère : besoins et demandes de formations professionnelles qualifiantes permettant de s’insérer dans un parcours professionnel menant à un emploi durable.

2) de la part des entreprises de la Région bruxelloise : besoins et demandes de main d’œuvre qualifiée, dans de nombreux secteurs déficitaires dont, entre autres :

- Commis de salle et commis de cuisine
- Plombier – chauffagiste – soudeur tube acier
- Rénovation de bâtiment
- Menuisier
- Mécanicien réparateur
- Electricien
- Employé(e)s de bureau

Le caractère innovant du projet

Notre solution innovante consiste à offrir à des demandeurs d’emploi dont la scolarisation est faible et problématique, un parcours d’insertion socio-professionnelle débouchant à la fois sur la possibilité d’accéder à un emploi et sur la possibilité de s’intégrer dans un circuit de formation qualifiante tout au long de la vie.

Les préformations et formations qualifiantes offertes par le projet T-ForEvEr visent l’accroissement des compétences et la garantie, pour le demandeur d’emploi, de pouvoir rester « accroché » à son emploi. Ce double objectif ne peut être réalisé qu’en organisant la concordance des matières, en termes de prérequis, en vue de l’accès à l’Enseignement de Promotion sociale. C’est la généralisation et l’opérationnalisation de ce partenariat qui constitue l’innovation centrale du projet T-ForEvEr.

Les formations de Siréas, d’une année à plein temps, deviennent ainsi des passerelles vers les formations certifiantes de l’Enseignement de Promotion sociale, organisées en cours du jour ou en cours du soir.

Concrètement, au terme d’une année de formation au sein de notre association, les compétences acquises par les stagiaires peuvent être certifiées par l’Enseignement de Promotion Sociale, ce qui leur permettra de poursuivre leur formation dans ce type d’enseignement. Ils entrent ainsi dans un circuit de formation « tout au long de la vie » qui s’adapte, au fil des années, à l’évolution des qualifications professionnelles imposée par le marché de l’emploi.

L’objectif innovant est donc le décloisonnement du dispositif ISP (Insertion Socio Professionnelle) mis en place par la Région bruxelloise et son évolution en tant que passerelle vers le système de l’éducation formelle.

Les liens entre les problèmes identifiés et l’objectif global du projet

L’objectif global du projet est l’insertion socio-professionnelle en Région bruxelloise de personnes défavorisées ou les plus éloignées du marché du travail.

Les problèmes identifiés mettent en évidence que le non-accès au marché du travail est lié principalement à l’absence de qualification professionnelle, et non parce que l’offre d’emploi à Bruxelles serait déficitaire en soi. Au contraire, les entreprises bruxelloises sont largement demandeuses de personnel qualifié.

D’autre part, en raison de l’infrascolarité et de l’état de marginalisation sociale d’une partie importante de ces chômeurs, majoritairement d’origine étrangère, il est très difficile de les intégrer immédiatement dans des dispositifs de formation qualifiante sans passer d’abord par le dispositif d’éducation non formelle de l’ISP (Insertion Socio Professionnelle).

En effet, outre l’offre de formations techniques, le dispositif ISP développe des programmes :

- d’insertion socio-professionnelle pour soutenir les stagiaires de manière personnelle dans leur recherche d’emploi et dans leur intégration au monde du travail,
- d’intégration socio-culturelle pour développer des attitudes positives et créatives, ainsi que des capacités d’analyse critique face à une société complexe et la volonté de s’y intégrer.

Ces deux pôles (ISP, ISC) ne sont pas prévus dans les programmes de l’enseignement de Promotion sociale. Ils sont cependant fondamentaux lorsqu’on accueille des personnes qui se trouvent dans des situations de précarité et de marginalité importantes et qui doivent donc être encouragées à réagir contre l’intériorisation du sentiment d’échec et d’exclusion.

 

Projet soutenu par :